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AFP | Dépêche du 11/10/2010 | Plysorol repris par le libanais Bitar

11/10/2010
11/10/2010
Plysorol va être repris par le fabricant de contreplaqués ghanéen à capitaux libanais Bitar, et 151 de ses 432 emplois en France vont être supprimés, un an et demi après le rachat de l’ex-leader européen du contreplaqué par un groupe chinois, selon des avocats.
Le tribunal de commerce de Lisieux a préféré l’offre de cet industriel du bois, qui reprend pour 550.000 euros les trois sites de Lisieux (Calvados), Epernay (Marne) et Fontenay-le-Comte (Vendée) de Plysorol en France, à celle d’un industriel régional dans l’automobile Jérôme Delanoë intéressé uniquement par Epernay, selon les même sources.
L’audience et le rendu du délibéré ont eu lieu à huis clos. La suppression des 151 emplois au siège, à Lisieux, sont une conséquence du manque d’investissement sur le site depuis plusieurs années et de l’interdiction récente au Gabon d’exporter du bois non transformé, selon Ludovic Doutreleau, avocat de Gahssan Bitar, patron de John Bitar. Bitar déboursera 900.000 euros en incluant le 13e mois des salariés et les congés payés que Bitar prend en charge à compter du 1er juin 2010, selon l’avocat de Bitar.
En mai 2009, le tribunal avait préféré à l’offre qu’avait faite Bitar (impliquant alors la suppression de 50 emplois), celle du Chinois Guohua Zhang, qui promettait de conserver tous les emplois mais a conduit la société à la liquidation en septembre dernier. Le repreneur chinois est visé par une enquête préliminaire pour abus de bien social et banqueroute. Outre trois sites français, Plysorol possède au Gabon, via des filiales qui emploient 300 personnes, quelque 600.000 ha de forêts très convoitées pour leur okoumé, un composant clé du contreplaqué.
Lundi matin une centaine de salariés ont brûlé près de 200 pneus à l’entrée de l’usine Plysorol de Lisieux, selon la police. Ils venaient de trouver la porte de leur usine close et gardée par des vigiles et des chiens alors qu’ils devaient reprendre le travail, après six semaines de chômage partiel.
Dépêche reprise dans Le Figaro / Le Point / Le Progres.fr
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